Les amoureux du deux-roues seront heureux : avec le snowscoot, ils peuvent pratiquer leur activité préférée dans la neige ! Inventé par un français en 1991, le snowscoot a connu un tel succès qu'il est maintenant exporté dans une quinzaine de pays. D'autres fabricants ont suivi et de nouvelles marques ont vu le jour, apportant leur part de variantes et de transformations avec des matériaux de plus en plus performants. Il existe aujourd'hui des championnats de France, d'Europe et du Monde de snowscoot, durant lesquels les meilleurs spécialistes de la discipline montrent tout leur savoir-faire. Les premiers championnats de France se sont déroulés à Avoriaz en 1995.

Mélange des cultures du BMX et du snowboard, le snowscoot compte de plus en plus d'adeptes attirés par la facilité avec laquelle on maitrise cette discipline : une demi-journée d'initiation suffit. Ce sport reste assez peu connu, même s'il sort progressivement de la confidentialité grâce aux nombreuses compétitions qui sont organisées et à leur médiatisation. Il faut dire que ces compétitions sont spectaculaires, avec des shows de freestyle impressionnants. Quatre disciplines sont pratiquées lors de ces jeux : la descente chronométrée, le slalom parallèle, le boardercross (avec quatre ou six pilotes au départ d'une piste de BMX sur neige), et le freestyle sur un ou plusieurs modules.
Les stations de ski se sont laissées contaminer par l'engouement que connait le snowscoot. Actuellement, la grande majorité d'entre elles autorise la pratique de cette activité sur les pistes. On peut même la plupart du temps utiliser les remontées mécaniques avec un snowscoot, à l'instar d'un monoski ou d'un snowboard, debout les pieds fixés à condition d'être retenu par un leash (lien de retenue). Pour aider ceux qui voudraient découvrir cette nouvelle discipline, certaines écoles de ski de France donnent des cours d'initiation. On retrouve des associations de snowscoot aussi bien dans les Pyrénées que dans les Alpes, en particulier à Praloup considérée comme "la Mecque" du snowscoot.
Le snowscoot est composé d'un cadre, de deux planches (de type snowboard), d'une fourche et d'un guidon. La planche avant est fixée à la fourche, et celle arrière au cadre. Le cadre ressemble en tous points à celui d'une trottinette renforcée. On en trouve en trois matières, pour des résultats différents mais aussi des coûts différents. Le premier modèle, en acier, est lourd mais confortable. En milieu de gamme, on trouve un cadre en aluminium avec une fourche en titane, qui offre à la fois le confort de l'aluminium et la souplesse du titane. C'est le modèle le plus fréquemment utilisé. En haut de gamme, on trouve le snowscoot tout en titane.
La planche avant est dirigée par le guidon, reliée à la fourche et au jeu de direction. Celui-ci est le plus couramment de type VTT. Le snowscoot utilise un jeu de deux planches de longueurs et largeurs différentes. Dans leur conception et leur apparence, les planches sont quasi identiques aux snowboards et, comme ceux-ci, varient selon le type d'activité prévue : hors piste, freestyle ou autre. Différentes qualités de planches sont commercialisées. Certaines sont plus fragiles que d'autres, en fonction de leur construction ou de leur semelle. Si vous avez prévu d'investir dans un de ces petits bolides, il est important de savoir que les planches sont le talon d'Achille de ces engins : elles sont très exposées et sont les premières à casser, alors que le cadre est lui quasiment inusable.
Les planches sont liées à la fourche par des fixations, généralement de type patins anti-bruit sertis. Ces fixations servent d'amortisseurs : elles limitent les vibrations entre la partie métallique (cadre et fourche) et les patins, pour assurer un confort indéniable au conducteur. De plus, le fait de limiter les vibrations augmente singulièrement la durée de vie des patins.
Le snowscoot est un sport facile à apprendre et très sécurisé. Les risques sont minimes, mais l'amusement maximal. A consommer sans modération !
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