Surfer sur une immense vague bleue ou dévaler une piste escarpée le vent dans les oreilles... Ces deux actions renvoient aux mêmes sensations : l'ivresse de la liberté et la communion avec la nature. On retrouve là un même esprit d'affranchissement des contraintes loin de l'ébullition urbaine.

Le surf bien sûr, mais aussi le skate et le surf ont donc participé à la naissance du snowboard. Celui-ci a fait son apparition dans toutes les stations de ski, pour le plus grand plaisir des amateurs de glisse. Faire du snowboard consiste à glisser sur la neige, debout sur une planche, dans une position identique à celle du surf : de profil, les pieds en travers, l'un derrière l'autre. Cette discipline est assez différente du ski : dans la position ou dans le matériel, elle s'apparente davantage à son cousin le surf.
La discipline étant relativement jeune, elle ne cesse d'évoluer, pour toujours plus de sensations. Au fur et à mesure que de nouvelles possibilités se dessinent, des variantes du snowboard voient le jour, avec leur lot d'équipement adapté.
Un peu moins répandu qu'avant dans les stations de ski de France, le surf alpin a encore de beaux jours devant lui ailleurs en Europe. Comme pour son cousin le ski, il s'agit là de descendre les pistes, mais sur une planche. Étroite et rigide, avec une fixation à crochets (appelée « fixation à plaques ») parfois automatique sur certains modèles, la planche alpine apporte un contrôle total sur les pistes, en particulier sur neige dure. On la trouve en deux déclinaisons : une version « race », pour les compétitions, et une version « freecarve », pour une utilisation plus ludique. Cette planche, parfaitement adaptée à la vitesse, est particulièrement appropriée pour enchaîner sans déraper les virages sur les pistes.

Héritier du skateboard, le freestyle impressionne par ses figures époustouflantes. Entre les « jumps », des sauts acrobatiques avec rotations ou sauts périlleux, et les « jibs », manœuvres acrobatiques utilisant des modules spécifiques ou des éléments du milieu urbain tels que les rampes d'escalier ou les tables de pique-nique, le freestyle est un véritable spectacle. Cette discipline est généralement pratiquée dans des snowparks, comme par exemple celui de Valloire. Certains en font parfois dans la rue, quand la quantité de neige est suffisante : c'est ce qu'on appelle le freestyle « street ».
Depuis peu, une nouvelle évolution de cette discipline consiste à faire ces figures dans un cadre hors piste. On retrouve là l'essence de l'esprit du surf : une glisse loin de la foule des snowparks et en pleine nature vierge et déserte. L'inconvénient majeur de ce type de snowboard est que le rider ne peut communiquer avec les équipes de sécurité et les secouristes. La planche adaptée au freestyle est celle que l'on retrouve le plus communément en France. Plus souple que l'alpine, elle est large, courte, et est identique à l'avant et à l'arrière. Comme on l'utilise avec des chaussures souples, la fixation aussi est adaptée : c'est ce qu'on appelle une fixation coque.
Enfin, le freeride consiste à descendre la montagne librement, hors piste, en adaptant sa trajectoire au relief avoisinant, dans les Alpes par exemple. Pour ce faire, la planche est plus longue, plus souple au niveau du talon et plus solide aussi, avec une rigidité différente que celle du freestyle.
Comme tous les sports extrêmes, le snowboard présente quelques petits risques qu'il convient de connaître avant de se lancer. Bien sûr, les planches ne sont pas équipées de freins. Prenez l'habitude de toujours planter votre planche dans le sol lorsque vous ne glissez pas, si vous ne souhaitez pas la voir glisser toute seule... Comme pour le ski, il est impératif de connaître les règles de priorité sur les pistes, d'apprendre à tomber sans se blesser, et de savoir prendre les remontées mécaniques. La majorité des accidents de snowboard ont lieu le premier jour. Les plus fréquents sont dus à des chutes, mais aussi à des collisions sur les pistes. Même s'il n'est pas obligatoire, le port d'un casque est fortement recommandé. Enfin, pour éviter de prendre des risques, prenez un ou deux cours d'initiation avant de pratiquer ce sport, même si vous êtes un skieur confirmé, car il s'agit là d'une toute autre discipline.
Une fois cette initiation terminée, vous pourrez commencer par surfer sur une piste damée, en pente douce, pour parfaire votre apprentissage, et vous réaliserez très vite que ce sport de glisse s'apprend très rapidement et procure des sensations indescriptibles !
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