Vous avez déjà rêvé que vous voliez comme un oiseau, en toute liberté, sans moteur, rien que vous et le ciel ? Le rêve peut devenir réalité : rejoignez le monde du parapente et envolez-vous pour un voyage unique. C'est en France que le premier vol en parapente en montagne a été effectué, en 1978 en Haute-Savoie, dans la commune de Mieussy, sur la route menant à Avoriaz. Un parachutiste compétiteur suisse de haut niveau s'était élancé de la montagne du Perthuiset pour atterrir sur le terrain de football de la commune.
Depuis cette époque, le parapente évolue en permanence, au niveau du matériel comme de la pratique. A ses débuts, la discipline intéressait essentiellement les alpinistes qui y voyaient un moyen rapide et efficace de redescendre après leur ascension. Depuis, le parapente s'est démocratisé jusqu'à devenir aujourd'hui une activité très courue proposée dans de nombreuses stations de ski des Alpes, des Pyrénées ou d'ailleurs.
Le principe de base est relativement simple : il s'agit de s'élancer d'une montagne et de voler à l'aide d'un parachute, avant d'atterrir. Un parapente est tout d'abord constitué d'une aile, aussi appelée « voile ». Fabriquée à partir d'un tissu léger et résistant, la voile a la forme d'une aile d'avion pour assurer sa portance. C'est lorsque l'air s'engouffre dans les « caissons » que l'aile prend sa forme. Elle est reliée à la sellette (le siège dans lequel s'installe le pilote) par les suspentes et les élévateurs. Les suspentes sont des filins attachés à de nombreux points de l'aile. Comme elles n'ont pas toutes la même longueur, c'est grâce à elles que le tissu de la voile prend sa forme finale. De plus, leur multiplicité leur permet de supporter un poids allant de 80 à 200 kg.
Pour manœuvrer, le pilote dispose de deux commandes (ou freins) qui permettent de diriger le parapente et gérer sa vitesse. La commande de gauche est reliée aux suspentes de l'arrière gauche de l'aile, et inversement pour la commande de droite. Aux pieds du pilote, une barre reliée aux élévateurs permet au conducteur de gagner de la vitesse en jouant avec l'angle de l'aile par rapport aux courants. Le parapente peut atteindre une vitesse maximale de 60 km/h en compétition, mais en moyenne l'accélération se fait à une vitesse d'environ 50 km/h.
Le décollage et l'atterrissage sont deux actions tout aussi importantes l'une que l'autre. Il est impératif de savoir où vous allez vous poser avant même de décoller.
Avant de vous élancer, vous devez vérifier votre check-list comme en aviation : les points d'accroche de la sellette sont bien fixés, il n'y a pas de nœuds dans les suspentes, vous êtes équipés d'un casque, d'une radio et d'un parachute de secours, et les conditions climatiques sont adaptées. Le vent, léger, doit remonter la pente, face à vous lorsque vous êtes installé dans la sellette, avec l'aile posée à terre en forme de corolle derrière vous. Une fois les vérifications terminées, vous pouvez tirer sur les élévateurs vers l'avant, ce qui aura pour effet de gonfler votre aile et de la placer au dessus de votre tête. Il ne vous reste plus qu'à courir dans la pente pour un décollage dynamique, ou à utiliser le vent pour un décollage statique.
En parapente, il faut être capable d'atterrir quasiment n'importe où et dans n'importe quelles conditions. La première étape est la phase d'approche : vous devez manœuvrer pour vous retrouver dans la bonne trajectoire face au vent et au point d'atterrissage, à la bonne distance et la bonne altitude. La phase finale est délicate : vous devez l'entamer face au vent, lorsque vous arrivez à environ 5 mètres d'altitude. Vous tirez progressivement sur les deux manettes de freins, jusqu'à les avoir le plus bas possible. A ce moment là, la vitesse étant quasiment nulle, votre aile devrait décrocher et vous toucherez le sol. Si la manœuvre est réussie, vous atterrirez comme une fleur et il ne vous restera plus qu'à continuer à freiner pour faire descendre l'aile. Ensuite, vous devrez dégager la piste d'atterrissage et plier soigneusement votre aile, pour qu'elle soit utilisable la prochaine fois.
On compte en France 200 écoles de vol libre, qui proposent trois formules différentes selon vos envies. Pour commencer, vous pouvez faire votre baptême de l'air en biplace, avec un instructeur qui vous fera découvrir toutes les joies du parapente sans les difficultés de la technique. Cette méthode est idéale pour ceux qui voudraient juste essayer une fois, sans être sûrs de vouloir aller plus loin dans cette passion. Pour ceux qui veulent vraiment pratiquer couramment le parapente, commencez par une journée découverte. Vous manierez l'équipement et aurez ainsi déjà une idée plus précise de cette activité. Si vous êtes vraiment un mordu de parapente, optez pour le stage d'initiation, étalé sur quelques jours. Vous apprendrez ainsi toutes les techniques de pilotage.
Que ce soit pour un vol de découverte ou pour un stage d'initiation, vous entrerez dans un monde d'apesanteur où vous donnerez une nouvelle signification au mot liberté !
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