Le ski nordique n'est pas véritablement une technique de ski en soi. Le terme désigne plusieurs disciplines de ski d'origine scandinave. Aux Jeux Olympiques d'hiver ainsi qu'aux Championnats du monde de ski nordique, cette appellation regroupe trois épreuves : le ski de fond, le saut à ski et le combiné nordique.
Ce sport, présent dès la mise en place des premiers Jeux Olympiques d'hiver (à Chamonix en 1924), se pratique en terrain enneigé plat ou vallonné selon deux techniques de ski différentes : le pas alternatif ou le pas du patineur. Actuellement, le ski de fond se déroule en douze épreuves aux Jeux Olympiques.

Le saut à ski consiste à descendre une pente sur une rampe (petit ou grand tremplin) pour en sauter et décoller en essayant d'aller le plus loin possible. En plus de la longueur du saut, les juges notent le style durant le vol ainsi que la qualité de l'atterrissage. Lorsque le skieur s'élance du haut du tremplin, il peut atteindre une vitesse dépassant les 90 km/h. Une fois dans les airs, le skieur (dont le talon est libre) se penche au maximum en avant, de façon à placer son corps entre ses skis. Cette position favorise l'aérodynamisme et lui permet d'aller loin. Il se redresse au moment de l'atterrissage, et pour obtenir un maximum de points effectue une « fente » avec les pieds en position de télémark.
Outre la position, le poids du skieur a un impact important sur le saut. Il y a encore 25 ans, il existait deux catégories de participants : les « sauteurs », athlétiques, qui arrivaient vite au bout du tremplin, produisaient une impulsion forte, mais obtenaient relativement peu de portance sur l'air à cause du poids de leur corps et de leur trajectoire en cloche suite à leur forte impulsion. De l'autre côté, on trouvait les « voleurs », les sauteurs légers, qui arrivaient moins vite au tremplin, donnaient une impulsion moins forte, mais obtenaient beaucoup de portance sur l'air grâce à leur poids faible, et à la trajectoire rasante de leur vol, rapide, suite à leur impulsion plus mesurée.
Peu à peu, tous les athlètes ont cherché s'affiner pour obtenir plus de portance. Constatant de gros problèmes de poids pouvant aller jusqu'à l'anorexie, la Fédération internationale de ski a mis en place un nouveau règlement drastique en 2004 : la longueur des skis, capitale pour obtenir de la portance, est désormais déterminée en fonction de l'indice de masse corporelle du participant. Le Suisse Simon Ammann survole actuellement, au sens propre comme au sens figuré, les compétitions de saut à ski.
Le combiné nordique associe le saut à ski, nécessitant force physique et parfaite maitrise technique, au ski de fond, qui requiert endurance et résistance. Les épreuves ont largement évolué depuis le Championnat du monde de ski nordique 2009. Le combiné nordique compte maintenant quatre épreuves, au lieu de trois jusqu'alors.
D'abord, tous les participants exécutent un saut, à partir d'un tremplin de taille normale. Selon les points attribués pour la longueur et le style, ils prennent le départ, dans l'ordre d'arrivée, pour une course de ski de fond de 10 km (généralement constituée de quatre boucles de 2,5 km). Le premier skieur à franchir la ligne d'arrivée remporte l'épreuve.
L'épreuve est identique à l'individuelle au tremplin normal, sauf que la taille du tremplin est plus grande.
Chaque équipe comprend quatre participants effectuant leur saut tour à tour, sur grand tremplin. Les points sont ensuite additionnés et l'équipe qui obtenant la meilleure note prend le départ de la course de ski de fond en premier. Cette fois, la course de ski de fond consiste en un relais 4x5 km. L'équipe dont l'ultime participant franchit en premier la ligne d'arrivée gagne l'épreuve.
Pour cette course de ski de fond, tous les participants démarrent en même temps. Le premier arrivé remporte 120 points, et on enlève alors aux suivants 15 points par minute perdue par rapport au temps du vainqueur. Ensuite vient une épreuve de saut à ski qui déterminera le classement final.
Si le départ en ligne fait partie du programme du Championnat du monde de ski nordique, il n'est toutefois pas présent aux Jeux Olympiques d'hiver, où seules les deux compétitions individuelles et celle par équipe sont courues.
Si vous avez envie de vous lancer dans l'aventure du ski nordique en compétition, ses disciplines particulièrement athlétiques nécessitent de longues heures d'entraînement et il vous faudra choisir des stations de ski bien équipées comme par exemple Courchevel. Vos vacances ski s'annonceront particulièrement musclées et haletantes !
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